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Europe Run

22km sous la pluie et dans la boue : J’ai couru la SaintéSprint!

7 décembre 2018

A quel moment j’ai pensé que je serai en manque de dossard moins d’un mois après le marathon de New-York? Voila la question que je me suis posée à quelques jours de la SaintéLyon..et pour étre honnête j’avais même pensé à refourguer mon dossard! Allez savoir pourquoi je finis par me motiver quelques jours avant le départ! Et me voila partie pour passer un week-end pluvieux dans la capitale de la praluline.

Le village 

Dès mon arrivée à Lyon samedi matin je rejoins la Halle Tony Garnier pour récupérer mon dossard. Petite émotion en passant près de la mythique arche de la SaintéLyon. Pour ceux qui l’ignorent, la SaintéLyon est un des rendez-vous trail incontournables de France. C’est le plus grand évènement trail running du pays. Il s’agit d’un trail nocturne entre route et chemin de campagne qui relie Saint-Etienne à Lyon pour le parcours complet. Il existe aussi un format duo, un parcours de 44km (la Saintexpress), de 22km (la Saintésprint) et celui de 12km (la Saintétic).  Je m’aligne sur le petit format de 22km qui est malgré tout mon record de distance en trail mais qui affiche un dénivelé assez rassurant de 450 mD+ 600 mD-.

Cette année en mémoire à Alain Soucy traceur officiel de l’épreuve disparu en 2017 et pour la 65ième édition, la SaintéLyon propose le parcours le plus long de son histoire avec 81km pour 2200m D+. C’est aussi le rendez vous incontournable des grands noms du trail avec en particulier Sylvaine Cussot que j’admire beaucoup, parmi les favoris féminins. Moi qui étais au bord de l’abandon avant même d’avoir pris le départ je suis finalement contente de faire partie de la fête!

Avec le dossard, on a aussi droit à un bonnet Odlo et une photo officielle sous l’arche d’arrivée!

L’équipement

Après un déjeuner et une balade au marché de Noël de Lyon, retour au Airbnb! J’ai choisi un Airbnb près de la Halle Tony Garnier. L’arrivée étant prévue vers 2h 30 du matin, je ne pouvais pas compter sur les transport en commun. Au programme : sieste, préparation de l’équipement et le petit plat de pâtes qui va bien!

Après une longue hésitation, je décide de courir avec mes chaussures de routes habituelles les Pegasus  et non des chaussures de trail malgré la pluie et la boue annoncée. Concernant la tenue, je m’équipe d’un collant et des 3 couches  recommandées: un T-shirt respirant, un T-shirt à manches longues à col montant et une veste sans manche puis frontale et camelbak obligatoire. Il va pleuvoir mais les températures sont clémentes.

 

La course

21h : Nous prenons les navettes avenue Tony Garnier direction Soucieu en Jarrest. 21h c’est un peu l’heure à laquelle je vais me coucher habituellement alors je lutte un peu pour ne pas m’endormir et faire un tour complet de bus. Nous arrivons au Gymnase de Soucieu en Jarrest qui est en fait une étape de ravitaillement pour les coureurs du 81 km et nous attendons tranquillement que la pluie veuille bien se mettre à tomber pour le départ. Ca y’est il pleut enfin, on peut se diriger vers la ligne de départ qui a lieu sur la place du village. On n’est même pas partis que je me demande ce que je fais là.. mais l’ambiance est vraiment sympa au départ et le défilé des frontales plantent le décors. Ce soir nous avons la permission de minuit!

Le parcours

23h : c’est parti. J’essaie de partir à une allure habituelle de semi pour moi mais il y a beaucoup trop de monde. Je décide de ne pas regarder ma montre et de courir à l’envie. Jusqu’au 7 ième kilomètre ça va à peu près. Les kilomètres passent assez vite. On alterne entre beaucoup de route et un peu de cailloux et j’ai l’impression qu’on ne fait que descendre. 1ière grosse montée au 7ième km avec un énorme bouchon sur un chemin assez étroit qui nous oblige à être complètement à l’arrêt pendant 10 min environ. J’en profite pour me ravitailler mais je perd assez vite patience.. On va pas passer la nuit ici?

On finit par repartir mais le mal est fait : je suis refroidie et je commence déjà à avoir envie de rentrer. Comme prévu je suis plus à l’aise sur les portions de route, je suis mauvaise traileuse : pas de force en montée et beaucoup d’appréhension en descente. Avec la pluie le terrain est glissant, je n’y vois pas grand chose et j’ai juste peur de perdre une cheville dans la bataille..Je me fais doubler par les 3/4 des coureurs en descente, que je rattrape assez facilement sur le plat mais qui me redoublent à nouveau en montée ..on a joué au chat et à la souris toute la nuit!

Le ravitaillement arrive vers le 10ième Km. Il a l’air assez garni mais je ne me m’y attarde pas une seconde, je n’ai pas envie de perdre du temps, plus tôt je repartirai, plus tôt j’arriverai.

On repart! J’essaie de faire au mieux. J’abandonne l’ambition de courir en montée, je donne le max sur le plat et j’essaie de limiter la casse sur la descente. Je trouve cela assez éprouvant (et les courbatures post course en témoigneront) de courir sur terrains « accidentés » car cela demande beaucoup plus de concentration et d’énergie.

Puis on finit par apercevoir les lumières de Lyon et après une dernière série de marches à descendre et les quais du Rhône à longer, on retrouve enfin la civilisation!

L’ambiance 

Quand on m’a demandée comment était l’ambiance sur la Saintésprint, je n’ai pas trop su quoi répondre. Il est difficile sur un parcours de trail et de nuit d’envisager croiser du monde et des encouragements. En dehors de quelques bénévoles là pour indiquer la direction  à prendre et nous encourager timidement (merci à eux ), on ne croise personne. Il n’y a pas sur cette course l’ambiance que l’on peut avoir sur route de jour. Il y a par contre une atmosphère assez particulière à la fois confrontés à soi-meme et tous dans la même galère…Contrairement a ce que l’on peut entendre , je trouve que le spectacle n’est pas magique puisque finalement il fait nuit et on ne voit rien mais l’atmosphère est assez envoutante.

L’arrivée

L’arrivée à la Halle Tony Garnier et sous l’arche de la SaintéLyon est vraiment mythique. 2h 37 au chrono mais l’arche d’arrivée est plus belle que jamais. On récupère notre médaille  et notre T-shirt de finishers (que j’ai perdu cette même nuit..). On profite un peu du moment devant le ravito et on assiste à la remise des récompenses de la Saintétic et de l’arrivée des 1ers de la Saintexpress.

Je suis vraiment contente d’avoir eu droit à cette petite mise en bouche de la SaintéLyon. Je suis finalement partagée entre l’idée de dire que je n’ai pas aimé cette course et l’envie de recommencer…Je crois que je me suis faite avoir par la magie de la SaintéLyon!

 

 

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